Casamance

Publié le par Ambassade du Sénégal près le Saint Siège

Carte de la CasamanceLa Casamance est la partie sud du Sénégal comprise entre l'enclave
de la Gambie au nord et la frontière de la Guinée-Bissau au sud.
Sa capitale régionale, ZIGUINCHOR, est à 450 KM de Dakar.
Cette région d'une superficie de près de 30000km2 porte
le nom du fleuve de 300km qui la traverse. Le climat est de type tropical humide avec une longue saison de pluie et une végétation abondante. La basse vallée du fleuve est constituée par un long et étroit estuaire aux rivages bordés de mangroves, en raison de la remontée de l'eau de mer. En basse Casamance, les Diolas constituent la population la plus importante avec les groupes qui leurs sont assimilés (Floup, Diamate, Mandjak, Balante) et qui, comme eux, pratiquent encore la religion traditionnelle ou sont
christianisés. La sécheresse dans le reste du Sénégal a fait affluer les Wolofs, musulmans et cultivateurs de l'arachide, vers les riches terres de la régionAu 14 ème siècle
, les Diolas, chassés de l'empire du Mali par les Mandingues belliqueux, s'installent le long du fleuve Gambie et se déplacent petit à petit vers le Sud, le fleuve Casamance.

Au 15 ème siècle, les Portuguais arrivent aux îles du Cap Vert, avant de s'installer à l'île de Gorée et de descendre dans le sud à la recherche d'esclaves.

En 1645, le comptoir de Ziguinchor est créé par le Portuguais Gonçalo Gamboa Ayale, le commerce d'esclaves étant rendu possible par la voie fluviale.

En 1836, les Français s'installent à Karabane puis en 1838, ils fondent le comptoir de Sedhiou afin d'exploiter l'arachide, puis le caoutchouc.

Durant cette période, la puissance colonisatrice doit faire face aux assauts des ethnies guerrières (Mandingues), et les Diolas s'insurgent en 1857, attaquant Karabane en 1858.

En 1888, les français rachètent Ziguinchor aux Portuguais et de 1888 à 1914, les grandes sociétés commerciales, attirées par l'accès maritime, viennent s'installer.

En 1907, Ziguinchor supplante Karabane comme chef lieu de la Basse Casamance.
Pendant toute cette période, la résistance Diola continue activement jusqu'en 1914 et même après, ne s'arrêtera jamais complètement (Aline Sitoé Diatta), la rebelle, fut déportée à Tambouctou)

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