Le Saint-Siège
On emploie l’expression « saint –siège » lorsqu’il s’agit de parler de l’église Catholique comme institution et des rapports de celle-ci avec le monde extérieur.
L’Eglise est une institution qui à des finalités essentiellement spirituelles, fondées par Jésus-Christ mais elle ne peut être une réalité purement spirituelle. De même que l’homme est un être spirituel, mais aussi corporel et visible, ainsi l’Eglise, en tant que communauté des hommes, est aussi une société visible qui poursuit des spirituelles.
L’Eglise est dans le monde et veut agir dans le monde. Elle est reliée à d’autres sociétés, à d’autres institutions. Mais elle entend que sa présence et son action soient entièrement autonomes et indépendantes de toute force temporelle, de toute influence politique, de toute autorité des Etats.
C’est pourquoi elle a un gouvernement et une hiérarchie pour guider visiblement les hommes qui sont ses membres. Son action est orientée entièrement vers le salut des âmes, par la profession de la foi et la pratique d’une vie chrétienne. Toute l’activité de l’Eglise donc, y compris celle du gouvernement, est une activité pastorale.
C’est justement un tel aspect de cette souveraineté, face au monde, que l’on souligne lorsqu’on parle de Saint-siège.
Dans le droit international le saint-Siège jouit de la prérogative de souveraineté, distincte de la souveraineté territoriale de l’état de la cité du Vatican. Dans le monde entier, en effet, il représente l’Eglise Catholique qui est une société indépendante, dans son ordre, de n’importe quel pouvoir terrestre.
La Secrétairerie d’Etat du saint-siège est passée au premier rang de tous les dicastères de la Curie romaine. En ce sens, elle sert d’instrument direct à l’action du Pape dans toutes les activités gouvernementales de l’Eglise universelle, et notamment, dans ses relations avec les autres organismes compétents en des secteurs déterminés, les cardinaux, les évêques et les diverses représentations pontificales à travers le monde.
La Secrétairerie d’Etat joue le rôle à la fois d’un cabinet de chef d’Etat, d’une secrétairerie générale de gouvernement, d’un ministère des affaires étrangères, d’un ministère de l’intérieur et d’un ministère de l’information.
La Secrétairerie d’Etat est assistée d’un substitut qui est le numéro deux de la Sainte Eglise. Comme premier collaborateur du Pape, le Cardinal secrétaire d’Etat assure la coordinations des différents organismes de la Curie roumaine, convoquant en conseil, toutes les six semaines, les préfets des différentes « congrégations » (dicastères). Il représente le Saint-Siège dans les négociations diplomatiques, il est Président de l’administration du patrimoine du Siège apostolique et Président de la commission pour l’Etat de la cité du Vatican.
C’est le Secrétaire d’Etat qui coordonne, unifie, contrôle, domine l’action des dicastères dont chacun tisse, avec le monde entier, ses propres réseaux et y possède ses centres d’intérêts.